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BEG AVEL- 2ème partie.

Quand Monsieur X parle de "son" usine : la suite.

À l’époque, il n’y avait pas besoin de CV pour se faire embaucher ni chez Marc, ni ailleurs. « Quand on rentrait ouvrier chez Marc, le patron faisait un test : rien à voir avec les tests de maintenant, psychotechniques ou autres. C’était du pratique, du concret : des cochons à peser, des prix à calculer, par exemple..

Et c’est ainsi que j’ai été embauché.

« J’ai tout fait : peser le sel, le sucre, le poivre...actuellement, tout est prêt sous vide. Le charme est un peu rompu . Si vous avez 100 kg de saucisses à préparer, vous avez les sachets de sel sous vide prêts, rien à peser, tant de sacs de sel pour tant de saucisses. La faute à l’Europe ? Question d’hygiène ? On pousse un peu loin. N’est-on pas en train de supprimer des métiers ? » Les pâtisseries et la préparation des flans n’ont aucun secret pour Mr X, il a mis la main à la pâte. D’ailleurs, même en retraite, il n’ a pas perdu la main et se réserve quelques spécialités qui font le bonheur de la famille .

LE PERSONNEL

"A l’usine, pendant quelques années, on a accueilli des jeunes en apprentissage, mais pas plus d’un à deux jeunes par an. Être apprenti en usine, ce n’était pas idéal.. Une formation en charcuterie traditionnelle offrait plus d’ intérêts pour tout jeune apprenti. En fin d’apprentissage, le jeune sortait ouvrier. Pendant plusieurs années, on a fait passer les épreuves pratiques de CAP, carrément sur place à l’usine."

- Les hommes salariés de l’usine s’occupaient de la découpe des carcasses, puis du transport vers les différents ateliers : fabrication des jambons, préparation des cuissons ; sous-vide.....

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Extrait d’un document publicitaire

« Pour travailler, nous avions des tabliers de bouchers fournis par le patron, mais le pantalon et la veste étaient personnels. Nous avions aussi un calot sur la tête. Et nous avons même travaillé en sabots au départ. Les bottes ont fait leur apparition vers 1960 »....

- Le personnel féminin de l’usine était essentiellement du personnel non qualifié, sans diplômes professionnels. On comptait beaucoup de femmes à la vaisselle, beaucoup aussi au remplissage manuel des boites de conserves( plus tard, le remplissage s’est effectué à la machine) ou au conditionnement des saucisses.

- L’été, on embauchait parfois des étudiants dont les parents travaillaient en usine.

LES HORAIRES DE TRAVAIL

Le réveil sonnait de très bonne heure. On commençait à 5 heures du matin. Combien d’heures de travail par semaine ? Il n’y avait pas d’heure , surtout quand on était cadre. L’arrivée de la pointeuse a été un progrès pour les salariés. J’ai travaillé du lundi matin au samedi 17 heures. puis les horaires ont évolué : le samedi après-midi a été chômé, puis le samedi matin et nous avons terminé notre semaine le vendredi à 17 h.

LES EVOLUTIONS

La charcuterie Louis MARC, petite entreprise familiale, en plein développement, a changé de statut pour devenir la Société Louis MARC, puis la Société BEG AVEL vers les années 1963 . Mais la marque BEG AVEL était déjà déposée bien avant 1963.

Parallèlement à cette évolution de statut, le patron est devenu directeur de la société, puis P.D.G . Hiérarchiquement dans l’usine, il y avait le directeur, puis le chef cadre, puis le chef de fabrication puis le chef de découpe et les chefs d’équipe : il y avait un chef pour chaque atelier."

À suivre.

Vos commentaires

  • Le 6 novembre 2011 à 20:41, par MARC

    SALUT RENE ET MERCI

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