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Enfance à Recouvrance .

" Je suis née à la maternité, rue Traverse. Après, je suis partie habiter au 9 rue de l’église, puis au 13 rue de la Fontaine et j’ai quitté Recouvrance en 1939...

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9 rue de l’église : tout a été reconstruit

A l’époque, les rues étaient bordées de bars et autres commerces. Il y avait le café Calvez au coin de la rue de l’église et l’épicerie Cariou dans la rue au beurre.

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près de la rue de l’église, la rue neuve, une rue commerçante à l’époque : G se souvient du nom de chacun

En bas de la rue de l’église, il y avait aussi le charbonnier Desnoel.

Rue neuve, on trouvait la charcuterie Dumazeau, la boulangerie Marchadour et l’épicerie "chez jeannette et Marie". La mère Le Dreff tenait aussi une épicerie dans la même rue.

Rue de la Fontaine, Madame Berrou gérait une épicerie et un restaurant... On l’ a retrouvée en baraque au Polygone.. Il y avait aussi l’épicerie Le Jeune et le bistrot, le bar pont l’abbiste(?).

Quand on avait des sous, on allait acheter 1/4 de beurre, 1/4 de sucre et 1/4 de café en grains. Mais, quand on n’avait pas de sous, on allait chercher de la graisse de rôti chez Popol Dumazeau pour mettre sur le pain !

A l’époque on faisait "à croum" (crédit) chez la mère Le Jeune. On avait un carnet.

Rue de la Fontaine, il y avait aussi le restaurant des clairvoyants(il y avait un escalier du même nom). C’est en face qu’on allait attendre les marins. Ils nous donnaient des cartes pour aller danser sur les bateaux.

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l’escalier des clairvoyants

Des commerçants, il y en avait ! Joseph, le vendeur de brioches. On achetait une brioche, on volait une autre et on partait en courant...et la vendeuse de guimauve et de fromage blanc. Et le marchand de peaux de lapins. Et le vitrier qui a été brûlé au Polygone !..toute une rangée de baraques qui a brûlé..on n’a jamais su comment."

Tiens, il me semble avoir entendu parler de ces commerçants ambulants lors d’un atelier d’écriture animé à Kerangoff.

"Quand on était malade, on allait à la pharmacie Pochard , c’était entre la rue de la Fontaine et la rue de la Porte. On avait droit à un bonbon gomme.

Rue Borda, il y avait la boucherie, le restaurant chez Mémé, et en haut de la rue, à droite , le café de la femme-serpent. Tu n’as pas connu la femme-serpent ?.. La rue Borda, on l’appelait la rue qui glisse."

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On l’appelait rue de la soif, rue qui glisse à l’époque.

Elle n’ a pas la mémoire qui flanche, elle n’a plus 20 ans, dit -elle, mais elle n’a pas non plus sa langue dans sa poche. Et alors, qu’est ce qu’elle sait raconter ! À l’EPM où elle est venue égrener quelques souvenirs, nous avons pris plaisir à l’écouter...quel punch !

Raconté par une habitante du quartier, une figure !

À suivre.

M.C

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